Samedi 23 Fevrier

DOCUMENTATION

 

PHOTOGRAPHIES DU 18e CONGRÈS NATIONAL DE CARDIOLOGIE DU SPORT : CŒUR ET SPORT

Les 24 et 25 mai 2018, le congrès Cœur et Sport s'est déroulé à Avignon, pour une session ensoleillée mais néanmoins studieuse. Voici les photographies de notre congrès !

 

Divers

IMAGERIE MÉDICALE

Ce qui a changé en 10 ans…Un article du Dr Jean-Claude Verdier ET DU Pr Jérôme Garot, revue Cardio&Sport N°40 - Septembre 2014. Mise à jour novembre 2018.
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Les progrès dans la gestion de l’outil informatique sont si rapides que
l’on peut parler de véritable révolution permanente. L’imagerie médicale
ne fait pas exception à ce constat : la qualité des images recueillies
sur des structures mobiles (le coeur) et leur gestion informatique
permettent d’approcher de plus en plus finement leurs mouvements.
De plus, l’utilisation de marqueurs spécifiques aide à la différenciation
structurale des tissus. C’est ainsi que des cardiologues sont maintenant
spécialisés dans l’analyse de l’imagerie cardiaque (IRM, scanner). L’un
d’entre eux a particulièrement marqué cette période au point de devenir
une référence dans ce domaine : le Pr Jérôme Garot. Cet article est
le résultat d’un entretien avec le Pr Jérôme Garot qui me fait l’amitié
d’être un complice depuis plus de 10 ans ! Les sujets abordés ici sont
ceux pour lesquels l’imagerie (hors échographie) s’est révélée être une
aide significative au diagnostic et à la prise en charge de pathologies
cardiaques rencontrées chez les sportifs.


La cardiomyopathie
hypertrophique

La cardiomyopathie hypertrophique
(CMH) est la cardiopathie
la plus fréquemment rencontrée
chez le sportif. Elle pose deux problèmes
diagnostiques : positif et
différentiel.
Concernant son diagnostic positif,
si l’échographie reste la pierre angulaire
de l’analyse du coeur d’athlète,
dans 10 à 12 % des cas, seule l’IRM
permet d’établir le diagnostic de certitude
: formes localisées, focales ou
asymétriques, anévrismes apicaux
associés... La caractérisation tissulaire
permet de différencier le myocarde
sain d’autres composants :
oedème, infiltrat graisseux, fibrose.
Cette dernière peut n’être présente
que sous la forme de “patchs intramyocardiques”.
On sait aujourd’hui
que cette fibrose est un facteur pronostic
péjoratif car il s’agit d’un
substrat arythmogène (1).
Pour ce qui est du diagnostic différentiel
de la CMH, ici aussi, l’échographie
cardiaque est en première
ligne. En cas de doute entre “coeur
d’athlète” et CMH, l’IRM, avec la
caractérisation tissulaire et la recherche
d’un rehaussement tardif,
aide au diagnostic différentiel.


La maladie
arythmogène
du ventricule droit

Il y a encore quelques années, l’IRM
n’était pas un examen très performant
pour l’analyse du ventricule
droit (VD). Depuis l’an 2000, il
existe des critères IRM pour le diagnostic
de la maladie arythmogène
du ventricule droit (MAVD) avec
ses critères majeurs : anomalie de
la cinétique segmentaire, volume
indexé du VD > 110 ml/m2, et fraction
d’éjection du VD < 40 % (2). À
noter que la présence de graisse intra-
myocardique n’est plus un critère
diagnostique…


Les myocardites

Diagnostic précoce
Lorsque l’on a connu un cas de
mort subite chez un sportif présentant
une infection dite “bénigne”,
on craint toujours le trouble du
rythme fatal et l’on met le sportif
au vert le temps de la guérison.
C’est ce qu’il faut faire : selon les
auteurs, 2 à 40 % des morts subites
seraient secondaires à une myocardite
! Pour le sportif de haut niveau,
voire professionnel, il est primordial
de détecter précocement une
éventuelle inflammation intramyocardique
pour prendre cette difficile
décision de l’arrêt… L’IRM a ici
toute sa place.

Diagnostic tardif
La présence d’une dysfonction du
ventricule gauche (VG) à l’échographie
doit conduire à la réalisation
d’une IRM : la présence de fibrose
séquellaire associée est un facteur
significatif de mauvais pronostic.
Cette fibrose peut être minime,
sous-épicardique et/ou intramyocardique,
souvent localisée en inféro-
latéral. Une étude en cours du
Pr Garot aidera à connaître l’impact
pronostique de sa présence en cas
de fonction du VG non altérée. Ce
point est capital car des séries biopsiques
ont montré que 30 % des cardiomyopathies
dilatées étaient secondaires
à des myocardites…

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