Vendredi 18 Janvier

DOCUMENTATION

 

PHOTOGRAPHIES DU 18e CONGRÈS NATIONAL DE CARDIOLOGIE DU SPORT : CŒUR ET SPORT

Les 24 et 25 mai 2018, le congrès Cœur et Sport s'est déroulé à Avignon, pour une session ensoleillée mais néanmoins studieuse. Voici les photographies de notre congrès !

 

Divers

EXPLORATION DES ADAPTATIONS CARDIOVASCULAIRES

Quoi de neuf en 10 ans ? Un article du Dr Stéphane Doutreleau, revue Cardio&Sport N°40 - Septembre 2014. Mise à jour novembre 2018.
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Exploration des adaptations
cardiorespiratoires à l’effort
Quoi de neuf en 10 ans ?


L’exploration à l’exercice reste le moyen le plus simple et le plus logique
d’explorer une symptomatologie d’effort et le seul moyen d’analyser,
en laboratoire, les performances maximales et sous-maximales d’un
sujet. Bien que les techniques d’imagerie cardiovasculaire soient
incontournables, elles n’apportent actuellement pas d’informations
fonctionnelles utilisables en routine et indispensables pour les
prises en charge diagnostiques et thérapeutiques. Aussi, l’effort est
toujours une méthode d’exploration très pratiquée. D’abord limitée
à l’évolution du tracé électrocardiographique dans le dépistage de
la maladie coronaire, l’exploration des adaptations cardiovasculaires
et respiratoires à l’effort s’est enrichie ces 10 dernières années sur le
plan technique, permettant son extension à de nombreuses autres
spécialités médicales : la physiologie évidemment mais aussi la
pneumologie, les pathologies neuromusculaires et toutes les maladies
chroniques. Parallèlement à la prise de conscience de l’intérêt de
l’activité physique en termes de santé, l’exploration à l’effort est aussi
devenue en quelques années, indissociable de la pratique quotidienne
du cardiologue du sport pour la détection des sportifs à risque, y
compris les sujets asymptomatiques.

Le test d’effort
Le test d’effort est bien sûr l’examen
le plus pratiqué. Une réponse
anormale à l’exercice, et
surtout une capacité d’effort diminuée,
est associée à une mortalité
et une morbidité cardiovasculaires
plus importantes ainsi qu’à
un risque de mort subite chez des
adultes asymptomatiques sains ou
malades. Ainsi, la capacité physique
est le meilleur marqueur de
longévité actuel (2).
L’intérêt de l’ECG d’effort systématique
dans une population sportive
asymptomatique est moins clair.
S’il permet de détecter des anomalies
contre-indiquant la poursuite
de l’activité sportive chez moins de
5 % des sujets (3), son impact réel
sur la prévention de la mort subite
est inconnu.

L’échocardiographie
d’effort

L’échographie de repos est
évidemment d’un apport indiscutable
pour le diagnostic
d’une pathologie chez un sportif
et elle devra être réalisée en
cas de symptôme clinique et/ou
électrocardiographique.
Une littérature abondante récente
continue à préciser les modifications
physiologiques du coeur
d’athlète.
L’échocardiographie d’effort est
l’exemple typique de la complémentarité
qui peut exister entre
une imagerie cardiaque et un aspect
fonctionnel au repos comme
à l’effort.
De nombreuses indications sont
maintenant validées, en particulier
dans l’étude des valvulopathies (sévérité,
indications opératoires…),
de la viabilité myocardique et bien
sûr dans le diagnostic de la maladie
coronaire.


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