Vendredi 14 Décembre

DOCUMENTATION

 

PHOTOGRAPHIES DU 18e CONGRÈS NATIONAL DE CARDIOLOGIE DU SPORT : CŒUR ET SPORT

Les 24 et 25 mai 2018, le congrès Cœur et Sport s'est déroulé à Avignon, pour une session ensoleillée mais néanmoins studieuse. Voici les photographies de notre congrès !

 

Divers

DILATATION DE L'AORTE

La pratique sportive est-elle compatible avec cette pathologie ?
Un dossier de la revue Cardio&Sport N°37 - Novembre 2013. Mise à jour janvier 2018.
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SOMMAIRE

Dossier coordonné par le Pr François Carré
(Hôpital Pontchaillou, Rennes)

1 Les différents types d’anévrismes de l’aorte thoracique ascendante :
description et physiopathologie
Dr Jean-Yves Tabet (Hôpital Lariboisière, Paris ; Les Grands Prés, Centre de réadaptation
cardiaque de la Brie, Villeneuve-Saint-Denis ; Institut Jacques Cartier, Massy)

2 Dilatations aortiques et sport : quelle conduite adopter ?
Drs Guillaume Jondeau, Delphine Détaint, Olivier Milleron (Hôpital Bichat, Paris)

3 Un coeur d’athlète peut-il expliquer une aorte ascendante dilatée ?
Pr François Carré (Hôpital Pontchaillou, Rennes)

 



INTRODUCTION

Il n’est pas rare, lors d’un bilan échocardiographique, qu’il
soit systématique ou diagnostique, devant un souffle, un
symptôme, une autre anomalie ou un dépistage familial,
d’observer une dilatation de l’aorte.

Celle-ci est en général asymptomatique, mais elle peut
se révéler bruyamment par une dissection ou une rupture
mortelle qui est rapportée dans 3 à 5 % des cas, selon les
études, comme cause de mort subite de l’athlète.

Qu’elle complique une anomalie congénitale comme la
bicuspidie, une maladie génétique comme le Marfan, ou
qu’elle paraisse “isolée”, il est classique de dire que dilatation
de l’aorte et pratique sportive ne font pas bon ménage.
Les recommandations à notre disposition, surtout celles
d’Amérique du Nord, sont d’ailleurs assez restrictives vis-à-vis
de la pratique sportive que l’aorte soit, ou non, opérée.

Les indications de ces opérations, fondées sur le diamètre
aortique, ont d’ailleurs récemment évolué.

Ce dossier propose de faire le point, d’abord sur les différents
types d’anévrismes de l’aorte et leur traitement,
et ensuite sur ce qui paraît acceptable aujourd’hui pour la
pratique sportive en cas de dilatation de l’aorte et sur la
morphologie de l’aorte chez l’athlète.

 

1. Les différents types
d’anévrismes de l’aorte
thoracique ascendante :


Rappels anatomiques


L’aorte est divisée en quatre segments :
• la racine aortique, comprenant
l’anneau aortique, les sigmoïdes et
les sinus de Valsalva ;
• l’aorte ascendante, incluant la jonction
sino-tubulaire et la portion de
l’aorte allant jusqu’au tronc artériel
brachiocéphalique (TABC) ;
• la crosse aortique, allant du TABC
à l’artère sous-clavière gauche ;
• l’aorte descendante, al lant
de l’isthme jusqu’à sa portion
diaphragmatique.

Physiopathologie


Les anévrismes de l’aorte ascendante
(AAA) sont plus rares que les
anévrismes de l’aorte abdominale et
ont une physiopathologie non liée à
l’athérosclérose.
L’AAA est une pathologie initiale de
la média qui conduit à une disparition
des cellules musculaires lisses,
laissant place à des plages de dégénérescence
mucoïde.
L’atteinte de la matrice extracellulaire
liée à une anomalie de la fibrilline est
prédominante dans la bicuspidie et le

 

syndrome de Marfan, ce qui entraîne
une apoptose des cellules musculaires

lisses.


Une atteinte primitive de la cellule
musculaire lisse liée à une mutation
de la myosine est rencontrée dans
certaines formes monogéniques.
Il s’ensuit une activation des phénomènes
de réparation tissulaire,
liée à une activation de facteurs de
croissance tels que le TGF b, retrouvé
en excès dans les parois aortiques
de patients atteints du syndrome de
Marfan ou de bicuspidie. Ce facteur
de croissance pourrait avoir un rôle
pathogène dans l’évolutivité des AAA.


Étiologies
des anévrismes
de l’aorte ascendante


Forme syndromique :
La cause d’anévrisme de l’aorte ascendante
la plus connue est le syndrome
de Marfan, affection transmise selon
un mode autosomique dominant,
qui touche 0,02 % de la population
générale.
Ce syndrome est caractérisé par une
anomalie génétique localisée sur le
chromosome 15 qui entraîne une
mutation du gène codant la fibrilline
de type 1...
 

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